mercredi 18 mars 2026

Revendiquer : Congé de Santé Hormonale


La santé des femmes est invisibilisée dans le monde du travail, ce qui accentue les inégalités entre les femmes et les hommes. Un sujet particulier n’est pas pris en compte, celui de la santé hormonale des femmes alors même que de nombreuses salariées souffrent de douleurs invalidantes et de symptômes chroniques.

Le congé de santé hormonale, c’est quoi ? 

  • Des jours non travaillés qui ne sont pas pris sur le contingent de congés payés ni du télétravail. 
  • Il doit s’accompagner de l’assurance de la confidentialité et du secret médical.

Le congé de santé hormonale, c’est pour qui ? 

  • Pour toutes les personnes concernées par des douleurs et des troubles liés à la santé hormonale : règles douloureuses, syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), endométriose, symptômes de ménopause
  • Mais aussi pour les personnes en parcours de procréation médicalement assistée (PMA) ou de transition impliquant des prises d’hormones. 

Le congé de santé hormonale, pourquoi ? 

  • Les inégalités structurelles ont de graves conséquences sur la santé et les trajectoires professionnelles des femmes.
  • L’absence de prise en compte des spécificités liées au genre accroît significativement les accidents du travail, les maladies professionnelles et les inégalités économiques.
  • Elles subissent une double peine : soit continuer à travailler au détriment de leur santé, soit s’arrêter et perdre des jours de salaire à cause des jours de carence ou être dans l’obligation de poser des congés.
  • Lutter contre ces maux invisibles et prendre en compte la santé des femmes au travail implique de lever les tabous notamment autour des pathologies menstruelles.
  • Des collectivités territoriales et des entreprises privées ont d’ailleurs déjà franchi le cap ces dernières années mettant en place des congés en cas de règles douloureuses. 

Pour ces raisons, la CGT revendique la mise en place du congé de santé hormonale. Un nouveau droit devant s’accompagner de mesures comme la protection contre la précarité menstruelle avec des protections hygiéniques gratuites.

En France :

  • 10% des femmes sont atteintes d’endométriose (maladie chronique associé à des douleurs chroniques lors des règles)
  • 50% des femmes souffrent des règles tous les mois (douleurs, nausées, vomissements, migraines, malaises…)
  • 44% des femmes manquent le travail du fait de leurs menstruations
  • 65% de femmes rencontrent des difficultés liées à leurs règles au travail
  • 33% des femmes subissent des commentaires négatifs en lien avec leurs règles
  • 20% des femmes sont en difficulté concernant l’achat des protections hygiéniques (précarité menstruelle)
  • 87% des femmes sont touchées par au moins un symptôme de la ménopause




jeudi 19 février 2026

Déclaration sur le RIFSEEP au CST du 19 février


Déclaration liminaire de la CGT 
au CST de la Mairie de Nanterre du 19 février 2026

Le RIFSEEP remet en cause le principe d’égalité de la rémunération, à grade et fonctions identiques. Il s’agit d’un outil d’individualisation des rémunérations, qui n’a pas sa place dans les services publics puisqu’il introduit : 
  • Une iniquité induite par l’hétérogénéité de la cotation des postes selon les secteurs professionnels 
  • Une opacité sur les critères d’attribution individuels. 
Sur le premier point, attribuer une cotation à des missions publiques extrêmement diverses est subjectif. Comment évaluer par exemple les fonctions d’accueil et d’accompagnement social, les missions techniques et de coordination ? Comment « hiérarchiser » ces missions et la rémunération des agent-es public-ques qui les mettent en œuvre ? 

Sur le second point, c’est à dire l’individualisation au sein des mêmes fonctions, comment prendre en compte l’impact du travail collectif sur les missions ? Pour reprendre l’exemple de l’accompagnement social, les résultats qualitatifs et quantitatifs d’un accompagnement dépendent en partie de l’ensemble de l’environnement institutionnel, tout autant que des interactions avec les usager-es. 

Rappelons par ailleurs que les recours sur les CREP ont démontré d’importantes disparités sur l’évaluation individuelle des agent-es public-ques, en fonction d’objectifs qualitatifs qui, pour certains, ne peuvent qu’être partiellement atteints ! Et sur les critères managériaux, la partialité est la règle ! 

Dans un contexte de recul permanent du pouvoir d’achat des fonctionnaires, certain-es pourraient croire que l’individualisation de la rémunération leur permettra d’obtenir la reconnaissance qu’elles et ils méritent. C’est bien sûr illusoire et risqué, mais surtout inacceptable si le bonus est obtenu en faisant les poches des collègues. 

A Nanterre, la CGT a longuement bataillé pour refuser la mise en place de cette individualisation des rémunérations au 1er janvier 2022. Et nous continuons la bataille, en affirmant que c’est la revalorisation du point d’indice qui peut vraiment changer la donne et augmenter nos rémunérations

Mais comme nous n’acceptons pas la stratégie de la chaise vide, nous participons aux ateliers sur la clause de revoyure RIFSEEP en cherchant à défendre nos principes : 
  • Plutôt que la logique du « plancher/plafond », nous sommes favorables aux «montants de référence» permettant de limiter les inégalités pour les mêmes fonctions exercées 
  • Nous défendons le référentiel du répertoire des métiers du CNFPT, tout en étant attaché-es au principe du déroulement de carrière 
  • Nous bataillons pour la reconnaissance des responsabilités, de l’expertise et des qualifications professionnelles 
  • Nous bataillons pour une augmentation de la rémunération de notre travail 
C’est dans ce cadre que nous avons participé à la rencontre avec le Maire du 20 janvier. Notre exigence de travailler à partir d’un budget identifié y a été entendue puisque notre employeur a annoncé que, sous réserve du vote du budget, une revalorisation de 800.000€ a minima était envisagée pour la première étape de la revoyure. 

C’est dans ce cadre également que nous choisissons le calendrier de l’option 2, qui permet de travailler sur la mise en œuvre prioritaire de la revalorisation pour les plus bas salaires, avec une hausse de l’IFSE des agent-es C/B au 1er septembre 2026, et la mise en œuvre de la revalorisation pour les agent-es A en janvier 2027.

Télécharger la déclaration liminaire ici


Alors que nos représentantes CGT ont donné un avis technique favorable à l'option 2, elles se sont abstenues sur la globalité des propositions concernant la clause de revoyure du RIFSEEP.


mardi 27 janvier 2026

CR CGT de l'Atelier RIFSEEP du 20 janvier 2026



Ce 20 janvier 2026 en présence du Maire, la CGT des Territoriaux de Nanterre est revenue à la table des négociations sur le RIFSEEP et se félicite des engagements pris par la municipalité : 
  • Un souhait affirmé de résorber les inégalités 
  • La préoccupation de veiller sur le pouvoir d’achat des agent.es 
  • La volonté d’augmenter l’attractivité de notre Ville pour mieux recruter 
  • La mise en place d’un montant de référence par métiers 
  • Une augmentation de l'enveloppe dédiée d’un montant de 800.000€ minimum 

Au cours de l’atelier, différentes options de mise en œuvre et de calendriers ont été évoquées. Contrairement à la CFDT, notre syndicat CGT est favorable à l’option 2 qui envisage la modification du RIFSEEP pour les catégories C et B dès le 1er septembre 2026 et pour les catégories A, au 1er janvier 2027. Nous appelons à une mise en route accélérée des groupes de travail sur les fiches de poste.

 A la CGT, comme critères de positionnement dans les groupes de fonction, nous réaffirmons la nécessité que l’expertise soit reconnue au même titre que l’encadrement

Par ailleurs, nous soulignons que les responsabilités des permanents syndicaux répondent à des décisions internes des organisations syndicales sur lesquelles l’employeur n’a pas à intervenir. Pour rappel, les permanents syndicaux sont inscrits de plein droit au tableau d’avancement de grade et inscrits sur les listes aptitude en vue d’une promotion interne sur la base de leur poste d'origine. A ce titre, ils ne doivent pas être favorisés, ni pénalisés dans leur carrière et leur rémunération. 

Enfin, nous revendiquons le passage des postes dans un groupe de fonction B pour les encadrants de catégorie C (Animateurs, ATSEM, Agents de maîtrise) pour avancer localement sur les revendications statutaires qui piétinent nationalement. Nous savons que la Ville est capable de faire mieux que la loi : elle nous l’a montré avec la Protection Sociale Complémentaire.




En PJ, Compte-Rendu de l’atelier du 16 décembre où la CGT n’était pas présente à la demande de l’Assemblée Générale du 11 décembre.



vendredi 23 janvier 2026

Non au hold-up de 45 millions d'euros sur le CNFPT !


Communiqué intersyndical FPT 

23 janvier 2026

Nos organisations syndicales ont découvert avec stupéfaction que le gouvernement a introduit de manière totalement secrète et opaque, dans le projet de loi de finances 2026, une mesure d’une incroyable violence : le plafonnement des recettes de la cotisation des collectivités locales au CNFPT

Concrètement, cette mesure vise à plafonner à 396 980 060 euros les recettes de la cotisation du CNFPT basées sur un taux de 0,9%. Cela convient à contraindre le CNFPT à reverser 45 millions d’euros, à l’Etat sur la base des recettes prévisionnelles 2026.

C’est un véritable double racket sur les recettes du CNFPT, le salaire socialisé des fonctionnaires territoriaux et le budget des collectivités locales elles-mêmes. 

C’est une atteinte au paritarisme et au principe constitutionnellement garanti de la libre administration des collectivités locales. Où sont passées les lois sur la décentralisation ? De quel esprit technocratique au ministère des Finances est sortie cette mesure ? Le gouvernement pense-t-il vraiment faire passer par la force du 49.3 cette mesure inique ? 

Désormais, tout ce qui touche à la Fonction publique, ses agents, ses missions de service public et ses statuts ne sont vus que sous l’angle d’une variable d’ajustement budgétaire de la politique d’austérité du gouvernement de Sébastien Lecornu. 

Cette mesure traduit le profond mépris du gouvernement pour les collectivités locales, leurs agents et les missions de service public qu’ils rendent au quotidien. Attaquer avec une telle violence à deux mois des élections municipales le droit à la formation professionnelle des agents des collectivités locales, c’est tuer dans l’œuf la mise en œuvre des projets des futures équipes municipales. 

Secrétaires de mairie, ATSEM, animateurs périscolaires, instructeurs du droit des sols, policiers municipaux, sapeurs-pompiers, enseignants artistiques, agents d’état civil, travailleurs sociaux et médico – sociaux, agents techniques des collèges, des lycées, des routes … La mise en œuvre des missions de service public local exige des fonctionnaires territoriaux formés.  

C’est pour garantir cette qualité qu’il est indispensable de donner au CNFPT les moyens budgétaires de mettre en œuvre une politique de formation qui garantisse l’égalité d’accès à la formation de tous les fonctionnaires territoriaux de notre pays : quel que soit leur cadre d’emplois, quel que soit le type ou la taille de leur collectivité, qu’elle soit rurale ou urbaine. 

La formation professionnelle des fonctionnaires territoriaux n’est pas une variable d’ajustement budgétaire. Elle est une exigence majeure pour garantir la qualité des formations des agents et le droit statutaire des fonctionnaires à leur formation. 

Nos organisations syndicales exigent le retrait immédiat de cette mesure brutale, injuste et inacceptable.

 

 

Télécharger ici le communiqué 

 



mardi 20 janvier 2026

Déclaration liminaire CGT à l'Atelier clause de revoyure du RIFSEEP

 

 

Nanterre, le 20 janvier 2026

Lors de l’Assemblée Générale intersyndicale du jeudi 11 décembre, environ 120 collègues ont voté à l’unanimité : 

  • Le dépôt d’un préavis intersyndical de grève reconductible à partir du 22 décembre, déposé le 12 décembre. Préavis signé par les syndicats CGT, CFDT, FO, sur la base principale de la poursuite des négociations en présence du Maire et de l’augmentation de l’enveloppe budgétaire allouée pour l’IFSE. 
  • Le refus de participer à la réunion du 16 décembre sur la clause de revoyure du RIFSEEP en l’absence du Maire. 

Mais, le jour même de l’AG, le syndicat UNSA-SAFI annonçait son retrait de l’intersyndicale. Puis les 3 syndicats CFDT, FO et UNSA-SAFI ont participé à la réunion du 16 décembre et ont quitté l’Intersyndicale. 

SEUL le syndicat CGT a respecté le vote souverain et démocratique de l’Assemblée Générale en refusant de participer à l’atelier du 16 décembre. 

En ce 20 janvier 2026, si nous participons à l’atelier portant sur la revoyure du RIFSEEP, c’est parce que la présence du Maire a été annoncée, et parce que notre syndicat a avancé collectivement sur ses revendications concernant le RIFSEEP : 

1. Pour pouvoir négocier, nous espérons que soit éclairée en urgence la question budgétaire concernant le montant de l’enveloppe envisagée pour une augmentation du RIFSEEP

2. Pour rappel, la comparaison avec les villes environnantes n’est pas favorable pour notre Ville. Le RIFSEEP reste un levier important d’attractivité

3. Nous demandons la révision des intitulés des groupes de fonction et la suppression des sous-groupes

4. Plutôt que de revendiquer des « planchers/plafonds » qui sont la base de l’individualisation des rémunérations et introduisent la division dans les collectifs de travail, nous demandons en priorité 

a. Une augmentation de 100 % des IFSE des groupes de fonction C 

b. Un seul montant de référence pour chaque groupe de fonctions des catégories A et B avec un principe général : à fiche de poste égale, IFSE égale (d’un montant à minima aussi élevé que la plus haute IFSE actuelle) 

5. La reconnaissance de l’expertise doit être prise en compte comme l’est l’encadrement. 

6. Le passage des postes dans un groupe de fonction B pour les encadrants de catégorie C (Animateurs, ATSEM, Agents de maitrise) pour avancer localement sur les revendications statutaires qui piétinent nationalement. 

Pour rappel, la Ville est capable de faire mieux que la loi : elle nous l’a montré avec la Protection Sociale Complémentaire.

Monsieur le Maire, quels sont vos engagements pour améliorer la situation des agent-es sur la prochaine mandature ?

 

 Télécharger la déclaration liminaire ici

 




vendredi 16 janvier 2026

La CGT à la Soirée du Personnel 2026

 

Ce vendredi 16 janvier 2026, de nombreux-ses syndiqué-es CGT étaient présent-es à la cérémonie des vœux du Maire au Personnel Communal. Avant de faire la fête, nous avons organisé un petit comité d'accueil à l'entrée avec le tract à télécharger ici :

Tract Soirée du Personnel 

 

 

 

lundi 22 décembre 2025

Communiqué de la CGT



Chèr-es collègues,

Lors de l’Assemblée Générale intersyndicale du jeudi 11 décembre, environ 120 collègues ont voté à l’unanimité sur :

  • Le dépôt d’un préavis intersyndical de grève reconductible à partir du 22 décembre, déposé le 12 décembre. Préavis signé par les syndicats CGT, CFDT, FO, sur la base principale de la poursuite des négociations en présence du Maire et de l’augmentation de l’enveloppe budgétaire allouée pour l’IFSE.
  • Le refus de participer à la réunion du 16 décembre sur la clause de revoyure du RIFSEEP en l’absence du Maire.
  • Le tractage du jeudi 18 décembre pour la journée des nouveaux arrivants.
  • La validation de la date du mercredi 14 janvier comme journée de grève totale.

Le jour même de l’AG, le syndicat UNSA-SAFI annonçait son retrait de l’intersyndicale.

Puis les 3 syndicats CFDT, FO et UNSA-SAFI ont participé à la réunion du 16 décembre et ils ont quitté l’Intersyndicale.

SEUL le syndicat CGT a respecté le vote souverain et démocratique de l’Assemblée Générale et n’a pas participé à cette réunion qui n’a abouti qu’à des promesse creuses !

Remarquons que, malgré le dépôt du préavis, nous n’avons toujours pas de propositions d’une date de rencontre avec le Maire pour répondre à l’ensemble des revendications.

Le syndicat CGT est et restera toujours du côté des salarié-es de la ville de Nanterre en respectant les votes de l’Assemblée du Personnel.

=> Ne lâchons rien ! Restons mobilisé-es et solidaires tant que nous ne serons pas reçu-es par Mr le Maire !

=> Maintenons la pression en préparant la journée du 14 janvier !


UNI-ES, ENSEMBLE, ON EST PLUS FORTES ET FORTS

Télécharger le communiqué en PDF


Communiqué approuvé à l'unanimité par la Commission Exécutive du Syndicat CGT des Territoriaux de la Ville de Nanterre réunie ce vendredi 19 décembre à la Bourse du Travail